Translation commentary on Jonah 2:10

In the final verse of the chapter, the narrative is resumed from verse 17 of the previous chapter. The Lord gives an order to the fish: “and now, at the Lord’s bidding” (Knox), and the fish obeys. The idea of God speaking to an animal or a fish may seem strange, but the snake in the Garden of Eden is addressed by God in Gen 3.14, 15. Obediently, the fish proceeds to spew Jonah on the dry land. The verb used here is more accurately translated as “vomited” (Revised Standard Version) or “spewed” (New English Bible), or even “disgorged” (Modern Language Bible), than as spit, the verb used for the action described in Num 12.14; Deut 25.9; and elsewhere. On the other hand, the verb used here is found in Prov 23.8; 25.16, and the corresponding noun in Prov 26.11. The use of spit in the Good News Translation is prompted primarily by the more or less neutral connotations. The term “vomited” has unfortunate connotations, and for many “spewed” is old-fashioned. One of the principal difficulties with a term such as “spit” is that it might suggest that Jonah was only in the mouth of the big fish rather than in the stomach, as is suggested by 2.1. In many languages a term meaning “vomit” does not have the same unpleasant connotations that seem associated with the English term.

The shift between the poetry that ends in verse 9 and the beginning of verse 10 may often be marked by an additional line space, and in some instances by a more extensive transitional expression, for example, “after that” or “sometime later,” but the temporal transition should not suggest any long period of time.

As in so many instances of expressions involving commands or speaking, it may be necessary to place the content of the utterance in the form of direct discourse; for example, “the Lord ordered the fish, ‘Vomit Jonah up on the beach.’ ”

Quoted with permission from Clark, David J. et al. A Handbook on the Book of Jonah. (UBS Helps for Translators). New York: UBS, 1978, 1982, 1993. For this and other handbooks for translators see here .

SIL Translator’s Notes on Jonah 2:10

2:10

And the LORD commanded the fish, and it vomited Jonah onto dry land: The fish obeyed the LORD’s command and vomited Jonah onto the shore. In some languages, it may be necessary to use direct speech for the command (see the second meaning line in the Display of 2:10).

vomited: Good News Translation uses the words “to spit” rather than vomited. However, remember that Jonah was in the belly of the fish and not in its mouth, so the concept of “to vomit” is probably more accurate.

dry land: We do not know where this occurred on the shore of the Mediterranean Sea, but you may need to specify that the dry land meant here was the beach or the shore.

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Commentaire sur la traduction de Jonas 2.10

Ceci constitue le dernier vers du poème de Jonas, évoquant plusieurs notions et termes clés de l’AT : le nom de Yahweh, le thème de la reconnaissance, le sacrifice, le vœu, et enfin et surtout le salut provenant de Yahweh, le SEIGNEUR. Ceci semble, en fait, un autre point culminant du poème. Notons aussi qu’il y a une sorte d’écho entre la fin du premier épisode et celui-ci, avec la répétition des termes offrir des sacrifices et accomplir des vœux. Voir Jonas 1.16.

Pour moi : en hébreu וַאֲנִי we-ʾanî est une expression emphatique qui semble exprimer un contraste avec ce qui précède : « ceux qui adorent des idoles vaines » (Jonas 2.9). Ainsi plusieurs versions disent « Mais moi » (Bible en français courant, Parole de Vie, La Bible du Semeur) ou « Quant à moi » (Nouvelle Bible Segond).

Au chant d’actions de grâce est littéralement « avec une voix de remerciement » ou « de reconnaissance ». Jonas décide de remercier Dieu par un chant (Bible en français courant), plutôt que par un cri (Segond Révisée). Il s’agit d’un rituel qui se pratiquait dans le temple. Voir Ps 26.7 ; És 51.3 et Jér 30.19. Cela peut être exprimé par « je chanterai un cantique de reconnaissance » ou « je te dirai merci en chantant ». Quelques versions parlent de « louange » mais ceci n’est pas assez spécifique pour rendre le mot hébreu תּוֹדָה tôdâh, qui jusqu’à aujourd’hui veut dire « merci » en hébreu moderne. Dans beaucoup de langues cette construction avec une préposition se traduira plutôt par une phrase : « Je chante et je te dis “merci” ».

je t’offrirai des sacrifices est littéralement « je sacrifierai vers/à toi », où toi représente Yahweh. Pour offrir… des sacrifices, voir Jonas 1.16, mais notons que seul le verbe figure ici. On pourrait dire « je te présenterai », « je te donnerai des sacrifices », « je ferai un sacrifice pour toi ». Le plus souvent le verbe en hébreu fait référence à un sacrifice sanglant, c’est-à-dire, un sacrifice où l’on tue un animal (agneau, bœuf) ou un oiseau.

et accomplir les vœux que je fais est littéralement « ce que j’ai voué, je le réaliserai », sans conjonction et. Tout comme les sacrifices font écho au Jonas 1.16, accomplir les vœux rappelle le même verset. Là il y a la construction double « vœux ils vouaient ». Ici l’expression hébraïque est légèrement différente et très personnalisée : נָדַרְתִּי אֲשַׁלֵּמָה nâdartî ʾašallémâh « ce que j’ai voué (fait comme vœu), j’accomplirai ». En hébreu il s’agit du verbe שׁלם šlm, « compléter », « rendre parfait ». Malgré les ressemblances, certains exégètes voient une différence en ce qui concerne les motifs de ces actes. Les païens, saisis de crainte, se tournent vers Yahweh pour la première fois pour sauver leur vie, alors que Jonas, animé par sa connaissance intime du caractère du Dieu d’Israël, exprime sa foi et sa reconnaissance.

Au SEIGNEUR appartient le salut est une exclamation de joie ou une affirmation de foi qui termine la prière, littéralement salut ou « délivrance à Yahweh ». Voici le cri de joie d’un malheureux arraché par le Seigneur à un grand danger. Notons que la personne change de la 2e personne « tu » à la troisième personne. Cet énallage ou changement de personne est un procédé stylistique typique en hébreu pour commencer ou terminer un poème.

Dans beaucoup de langues, il faudrait ajouter un verbe « est à » « appartient à », « vient de », etc.

salut rend la racine ישׁע yšʿ qui donne les noms « Josué », « Yeshua », et « Jésus ». Ce terme clé, utilisé à travers l’Ancien et le Nouveau Testament, désigne la délivrance. La traduction « secours » (Bible du Rabbinat Français) semble trop faible. Certaines versions en anglais parlent de « victoire », mais il vaut mieux exprimer l’idée de délivrance, car la personne, qui est entre la vie et la mort, est enfin sauvée. La Bible en français courant reformule en disant « c’est toi, Seigneur, qui me sauve », mais la référence personnelle n’est pas présente en hébreu. On pourrait dire « Oui, le Seigneur (est celui qui) sauve ! » ou « C’est Yahweh qui sauve ! ».

Source: Péter-Contesse, René & Zogbo, Lynell. Jonas – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.