(Pioneer Bible Translators and The Word for the World use the following introduction in many of their translation projects around the world.)
This book contains the prophecies of Joel. Not much is known about Joel or his father Pethuel. Throughout the Bible, he is only mentioned in this book and in the Acts of the Apostles (Acts 2:17–21). Scholars do not know when Joel lived or when this book was written. Joel mentions Judah and Jerusalem, so it is likely that he ministered there.
Like many other prophets in the Bible, Joel speaks of coming judgment for both the nations of the world and Judah. He urged everyone to repent, to humble themselves, and to seek God (2:12). Then God promised to pour out his Spirit on all people (2:28). Peter the Apostle proclaimed that this promise was being fulfilled at the feast of Pentecost (Acts 2:17).
Outline:
1. Chapters 1-2:17 talk about a plague of locusts in the land.
2. Chapters 2:18-3 explain that God will save his people and their land.
Ce livre contient les prophéties de Joël. On sait peu de choses au sujet de Joël ou de son père Petuel. Dans toute la Bible, on ne le mentionne que dans ce livre et dans les Actes des Apôtres (Actes 2.16-21). Les experts ne savent pas quand Joël a vécu ni quand on a écrit ce livre. Joël mentionne Juda et Jérusalem, donc il est probable qu’il y a exercé son ministère.
Comme beaucoup d’autres prophètes de la Bible, Joël parle du jugement à venir et pour les nations du monde et pour Israël et Juda. Il a exhorté tout le monde à se repentir, à s’humilier et à rechercher Dieu (2.12). Puis Dieu a promis de répandre son Esprit sur tout être humain (3.1-5). L’apôtre Pierre a proclamé que cette promesse était en train de s’accomplir à la fête de la Pentecôte (Actes 2.16-21).
Résumé de Joël
1. Les chapitres 1-2.17 parlent d’une une invasion de sauterelles dans le pays.
2. Les chapitres 2.18-4 expliquent que Dieu sauvera son peuple et leur pays.
Translation: Swahili
Utangulizi wa Yoeli
Kitabu hiki kina unabii wa Yoeli. Haijulikani sana kuhusu Yoeli au baba yake Pethuel. Katika Bibilia yote, ametajwa tu katika kitabu hiki na katika Matendo ya Mitume (Matendo 2: 17-21). Wasomi hawajui Yoeli aliishi lini au lini kitabu hiki kiliandikwa. Yoeli anataja Yuda na Yerusalemu, kwa hivyo kuna uwezekano kwamba alihudumu huko.
Kama manabii wengine wengi katika Biblia, Yoeli anazungumza juu ya hukumu inayokuja kwa mataifa yote ya ulimwengu na Judah. Alimuhimiza kila mtu atubu, ajinyenyekeze, na amtafute Mungu (2:12). Ndipo Mungu akaahidi kumwaga Roho wake juu ya watu wote (2:28). Mtume Petro alitangaza kwamba ahadi hii ilikuwa ikitimizwa katika sikukuu ya Pentekoste (Matendo 2:17).
Muhtasari:
1. Sura ya 1-2: 17 inazungumzia juu ya pigo la nzige katika nchi.
2. Sura 2: 18-3 zinaelezea kwamba Mungu atawaokoa watu wake na nchi yao.
(The Catholic Christian Community Bible [first English edition 1997, other translations into Indonesian, Chinese, Cebuano, Chavacano, French, Ilonggo, Korean, Quechuan, Spanish, and Tagalog] “for the Christian Communities of the Third World” uses the following introduction.)
The Biblical prophets knew that everything is temporary in our world. In every event threatening the lives of the people, they saw the coming of the Lord who judges this world in order to establish the final world.
Joel speaks when the land is invaded by locusts. The people are looking at their ruined fields and their lost crops. Joel looks beyond: The day of Yahweh is exceedingly great, terrible and dreadful — who can endure it?
Along with the promise of freedom from this plague, God also promises a happy age in which there will be neither grief nor fear. A day is announced when God will give the Spirit of the prophets to all his children: for the church, Joel is the prophet who announced Pentecost, as Peter said on that day (see Acts 2:17).
Down below are the introductions in the Mandarin Chinese, Tagalog, Cebuano, and Spanish editions.
Alam ng mga propeta sa Biblia na pansamantala lamang ang lahat sa mundong ito. Sa bawat pangyayaring nagbabanta sa buhay ng kanilang bayan, nakita nila ang pagdating ni Yawe na naghuhukom sa mundong ito para maitatag ang walang-hanggan at ganap na daigdig.
Nangungusap si Joel samantalang nilulusob ng mga balang ang lupain. Tinitingnan ng mga tao ang mga wasak nilang bukirin at nasirang pananim. Sa mas malayo naman nakatingin si Joel: Ipinaririnig ni Yawe ang kanyang tinig, sino ang makatatagal sa kanyang pagdating?
Kasabay ng pangako ng pagpapalaya mula sa salot na ito, ibinabalita rin ng Diyos ang masayang panahon na di na magkakaroon pa ng pighati ni takot. Ibinabalita ang araw na ibibigay ng Diyos sa lahat niyang mga anak ang Espiritu ng mga propeta: para sa Iglesya, si Joel ang propetang nagbabalita sa Araw ng Pentekostes (tingnan ang Mga Gawa 2:17).
Translation: Cebuano
Ang mga propeta sa Biblia nasayod nga ang tanang butang lumalabay lang sa atong kalibotan. Sa matag hitabo nga naghulga sa kinabuhi sa katawhan, ilang makit-an ang pag-abot sa Ginoo nga naghukom ining kalibotana aron pagtukod sa tiunay nga kalibotan.
Si Joel naghisgot sa yuta nga gihugpaan sa mga dulon. Ang katawhan naglantaw sa nadaot nga kaumahan ug sa nangawala nga abot. Si Joel naglantaw sa labaw pa ini: Walay makatupong sa kainila, kagrabi, ug kamakahahadlok sa adlaw ni Yahweh – kinsa ang makaagwanta ini?
Dungan sa panaad sa kagawasan gikan ining maong kalaglagan, ang Ginoo nagbalita sab sa malipayong tuig kanus-a wala nay kaguol, ni kahadlok. Ang adlaw gibalita na kanus-a ang Ginoo mohatag sa Espiritu sa mga propeta ngadto sa tanan niyang mga anak: alang sa Simbahan. Si Joel propeta nga nagbalita sa Pagkunsad sa Espiritu Santo (tan-awa ang Buhat 2:17)
Translation: Spanish
Los profetas de la Biblia sabían que todo es provisorio en el mundo actual. En cada acontecimiento que amenazaba la vida de su pueblo, reconocían la venida de Yavé, que juzga al mundo presente para instaurar lo definitivo.
Joel habla con ocasión de una invasión de langostas. La gente contempla sus campos devastados y las cosechas perdidas. Joel ve más allá: Yavé hace oír su voz, ¿quién podrá soportar su venida? Y también Dios, al prometer la liberación de dicha plaga, anuncia el tiempo feliz en que no habrá ya ni dolor ni temor. Se anuncia el día en que Dios dará a todos sus hijos el Espíritu de los profetas. Para la Iglesia, Joel es el profeta que anunció el día de Pentecostés (ver He 2,17).
Pour le lecteur moderne, le livre de Joël est un livre plein d’énigmes. Sous forme poétique, plusieurs phénomènes naturels sont décrits : l’invasion d’insectes, la sécheresse destructrice, le feu qui dévore. Mélangées à ces images figurent des références à la guerre, aux soldats, aux tueries, au vol. Comment interpréter tout ceci ? S’agit-il de faits réels, de traces d’une terrible calamité nationale en Israël ? Ou s’agit-il d’une mise en scène prophétique censée mener Israël à la repentance ? Ces événements se sont-ils déjà passés ou se réfèrent-ils, comme certains le proposent, au grand jour du SEIGNEUR qui n’est pas encore arrivé ?
Ces questions demeurent sans réponse jusqu’à nos jours. Malgré ceci, l’importance de ce livre n’a jamais été mise en question. Certaines parties du message de Joël sont citées par l’apôtre Pierre au jour de la Pentecôte (Act 2.1-21) :
Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair.
Vos fils et vos filles prophétiseront,
vos vieillards auront des songes,
vos jeunes gens auront des visions. (Joël 2.28)
Malgré les messages décourageants dans certaines parties du livre, il y a aussi des promesses merveilleuses pour le peuple de Dieu, des promesses qui continuent à nous interpeler jusqu’aujourd’hui.
L’auteur, la date et l’occasion de ce livre
Très peu de choses sont connues sur le prophète Joël : on ignore qui il était, quel rôle il jouait dans la société israélite, et pendant quelle période il vivait.
Mais le nom Joël a un sens : « Yahweh est Dieu ». C’est un nom assez fréquent dans l’Ancien Testament, étant, entre autres, le nom du fils aîné de Samuel (1 Sam 8.1) et le nom d’un descendant de Siméon (1 Chron 3.34). La seule information fournie dans le texte est que Joël est le fils de Petouël, le nom d’une personne qui ne se trouve nulle part ailleurs dans la Bible. Quant à Joël, certains le rattachent au temple de Jérusalem, mais rien dans le texte le confirme. Est-ce qu’il était à la fois prêtre officiant et prophète, prononçant des oracles en public ? Quel rôle y jouait-il exactement ? Les biblistes l’ignorent totalement.
En ce qui concerne la date du message de Joël, de nombreuses hypothèses ont été émises. Certains le placent sous le règne du roi Joas (835-825 av. J.-C.), d’autres, pendant la période perse et encore d’autres, dans la période postexilique, après le retour des Israélites de Babylone. En fait, le récit de l’invasion de sauterelles n’a jamais pu être lié à des faits historiques connus. Certains vont jusqu’à proposer que le message de Joël se présente exprès sans référence aux faits historiques, pour que l’application de sa prophétie reste universelle, un message pour tout peuple en tout temps.
Les thèmes majeurs du livre
Le thème dominant de ce livre est sans aucun doute « le jour de YHWH », le jour du SEIGNEUR (Joël 1.15 ; Joël 2.1, Joël 2.11 ; Joël 3.4 ; Joël 4.14). Ce jour est décrit dans la première partie du livre à l’aide de métaphores très fortes :
• l’invasion d’une « armée » de criquets détruisant toutes les récoltes.
• la sécheresse qui anéantit tout signe de prospérité en Israël : blé, figuiers, palmiers, vignes…
• le feu qui brûle tout le pays, changeant ce « jardin d’Éden » en désert dévasté.
Ainsi le jour du SEIGNEUR est un jour de ténèbres, de cataclysmes, de terribles épreuves et de souffrances épouvantables. (Joël 1.15 ; Joël 2.1, Joël 2.11 ; Joël 3.4 ; Joël 4.14).
Devant une situation désastreuse, le Seigneur passe par son prophète pour appeler son peuple à prendre conscience de son état. YHWH, le Dieu d’Israël, demande à son peuple de se lamenter et de « revenir » à lui. A côté de ces cris, YHWH s’adresse aux nations ennemies, c’est-à-dire, tous ceux qui ont attaqué et dévasté son peuple et leur pays. Par la bouche de Joël, Dieu annonce qu’il va rassembler ces nations, les juger et les condamner.
Mais dans ce contexte de dévastation et de désespoir, contre toute attente, Dieu envoie un message d’espoir : le Seigneur va restaurer son peuple. Il va lui « retourner » (hébreu : שׁוב šoûv) les biens qu’il a perdus. Et enfin, il va lui donner son esprit (רוּחַ roûaḥ), promesse d’un retour à des relations intimes avec lui.
La structure du livre
Comme les détails de la vie de Joël, la structure de ce livre reste floue. Certains voient une unité et une cohérence dans le livre entier, tandis que d’autres ne voient qu’une série d’oracles prophétiques sans lien entre eux qu’un éditeur aurait réunis autour d’un thème commun : « le jour de YHWH ».
Malgré ces différents points de vue, il y a des raisons importantes pour considérer ce livre comme un tout. D’abord il est très typique dans la poésie hébraïque de voir une transition du négatif au positif, c’est-à-dire un mouvement des lamentations aux promesses d’un « meilleur jour ». On peut aussi remarquer que l’expression, jour du SEIGNEUR, revient dans chaque chapitre et sert de leitmotiv du livre (Joël 1.14, Joël 1.15 ; Joël 2.1, Joël 2.11 ; Joël 3.4 ; Joël 4.14). Même si des oracles oraux ont été reçus à différentes époques et en différentes circonstances, on perçoit les traces d’un éditeur (ou des éditeurs), peut-être les disciples de Joël, comme un tisserand réunissant ses fils, pour présenter un message cohérent.
Bien que le livre puisse se diviser de plusieurs manières, certains proposent après le titre (Joël 1.1), trois parties :
• La destruction au pays (Joël 1.2–Joël 2.17)
• La promesse de la restauration (Joël 2.18–Joël 3.5) [Joël 2.18]
• Le jour du Seigneur (Joël 4.1) [Joël 3.1]
Ce commentaire suit le découpage en chapitres du Texte Massorétique, selon la Biblia Hebraica Stuttgartensia, éditée par l’Alliance biblique universelle. En général les versions anglaises suivent le découpage du Texte Massorétique et divisent ce livre en trois parties. Mais traditionnellement, les versions françaises préfèrent une autre division du texte, donnant quatre chapitres. Dans ce commentaire, les deux divisions sont respectées, avec la numérotation anglaise entre crochets.
Style et langage
Le style du livre de Joël est empreint de réalisme. Il est vivace, vigoureux, parfois violent et d’un sarcasme mordant. Lorsque Joël communique les oracles du Seigneur adressés aux autres nations et lorsqu’il décrit des invasions militaires humaines ou autres, le vocabulaire employé est concret et les mots s’entrechoquent comme les armes de guerre. Dans les oracles de jugement, le langage est sans pitié pour ceux qui ont commis les crimes en attaquant Juda. Les descriptions sont riches en images.
A part son titre (Joël 1.1), tout le livre est en vers poétiques. Le plus grand trait de la poésie hébraïque est, sans aucun doute, le parallélisme, dont de nombreux exemples figurent dans ce livre. Dans le parallélisme, la structure et souvent le sens des vers sont similaires ou complémentaires, par exemple :
Écoutez ceci, vous les anciens,
prêtez l’oreille, vous tous, habitants du pays. (Joël 1.2)
Devant lui est un feu dévorant
et derrière lui une flamme brulante. (Joël 2.3)
Parfois les vers parallèles sont caractérisés par l’ellipse, où certains mots restent sous-entendus, comme « forgez » dans le deuxième vers ci-dessous :
De vos hoyaux forgez des épées,
et de vos serpes… des lances. (Joël 3.10)
D’autres vers démontrent ce qu’on appelle le parallélisme ascendant, ou un élément d’une ligne est repris dans ce qui suit. En Joël 3.1 il y a un parallélisme ascendant et aussi l’ellipse :
sur cela à vos enfants… racontez
et vos enfants à leurs enfants…
et leurs enfants à une autre génération
La poésie communique l’intense émotion exprimée par le poète et les traducteurs devraient s’efforcer de rendre la beauté et l’intensité de ces vers bibliques. Pour ceci, ils peuvent étudier les chants de différents genres dans leur langue, pour savoir comment mieux communiquer les lamentations, la douleur, le sarcasme, l’ironie, ou la condamnation exprimés ici.
Les vers peuvent aussi se présenter sous forme chiastique, structure qui insiste sur l’idée communiquée. Pour revenir sur l’exemple de Joël 2.3, on y voit dans les vers en hébreu un chiasme :
CH1 Tel le jardin d’Eden
CH2 devant lui
CH2 derrière
CH1 un désert dévasté
Notons qu’en poésie, il y a beaucoup de comparaisons. Dans les vers qui suivent le passage ci-dessus (Joël 2.4), le feu est comparé à des chevaux :
Il (le feu) est semblable à des chevaux ;
comme des coursiers, ainsi courent-ils.
Il y a souvent aussi beaucoup de questions de pure forme, des questions rhétoriques, qui interpellent, condamnent ou réprimandent, par exemple,
Est-ce qu’une chose pareille
est arrivée pendant votre vie
ou pendant la vie de vos ancêtres ? (PDV.Joël 1.2 Parole de Vie)
Les traducteurs ne doivent jamais négliger l’aspect poétique du texte, car l’emploi de ce langage imagé répond à plusieurs objectifs : embellir le langage pour le rendre vivant et intéressant, frapper l’esprit du destinataire, en mettant en relief une idée de façon percutante, et provoquer une réaction de sa part : surprise, indignation, désapprobation, condamnation, révolte, dégoût, horreur, ou bien, compassion, sympathie, joie, louange…
Il appartient à chaque traducteur de trouver la bonne traduction dans la langue cible. Cette traduction doit être coulante, naturelle, compréhensible, et exacte en reproduisant la même charge émotionnelle, la même tonalité que l’original.
Les Noms de Dieu
Contrairement à certains livres prophétiques, le livre de Joël contient très peu de variantes de noms de Dieu. Il s’agit de YHWH, le nom personnel du Dieu d’Israël (Joël 1.1, Joël 1.9, etc.), le nom générique, Dieu, en hébreu אֱלֹהִים ʾèlôhîm (Joël 1.13), et שַׁדָּי šaddây, « le Puissant ». Il y a aussi des combinaisons de noms, par exemple, « YHWH votre (ton, notre) Dieu » (Joël 1.14 ; Joël 2.14 ; Joël 2.27 ; Joël 4.17).
Traduire le nom personnel de Dieu est un défi dans presque chaque langue, surtout que le vrai sens du mot YHWH reste sujet à débat. Certains utilisent un nom déjà existant qui est lié au Dieu Créateur. D’autres sont amenés à créer un mot, imitant par exemple, les Français qui ont opté pour « L’Éternel ». Encore d’autres adoptent les conventions traditionnelles de plusieurs versions (et les Juifs eux-mêmes), écrivant Seigneur, en majuscules, par opposition au nom, « Seigneur » (« Maître », « Propriétaire »). Ce sont des décisions importantes qui se décideront en communauté et qui affecteront la traduction de toute la Bible. Sauf insertion de pronom, qui suivra les pratiques de la langue cible, il est important de respecter le texte en rendant fidèlement chaque nom de Dieu.
Le titre du livre
Plusieurs options s’offrent aux traducteurs comme titre du livre. D’abord les traducteurs devraient translittérer le nom de Joël de manière convenable dans leur langue. Dans certaines d’entre elles, le j cédera au z. Des consonnes doivent parfois interrompre les suites vocaliques ou des voyelles doivent être ajoutées, par exemple, Zoyeli.
Beaucoup optent pour le titre « Le livre de Joël », avec la particule « de » du génitif. Ce titre convient s’il a un sens large : « le livre qui nous vient de Joël » ou « le livre concernant le message de Joël ». Il faudrait éviter de telles constructions si le sens est « Le livre que le prophète Joël a écrit », car le texte n’affirme pas ceci. Même si le message provient de lui, il se peut que d’autres, par exemple, ses disciples, l’ont mis par écrit pendant sa vie ou même après sa mort.
Avant de traduire, il est bon de prendre le temps de lire tout le livre de Joël d’un seul trait pour s’imprégner de son style, son message et ses particularités. Au début, le texte évoque le chaos de la destruction et la guerre, effrayant le lecteur. Mais au fur et à mesure que le lecteur avance, il découvre les promesses de Dieu. Celui-ci promet de rendre justice, punir ceux qui le méritent, et restaurer ce qui a été perdu. Malgré le manque de détails sur la vie de Joël et les doutes qui planent sur l’historicité des événements racontés et la structure exacte du livre, les traducteurs devraient traduire ce texte d’une manière fidèle pour rendre ses émotions fortes et pour faire ressortir son message d’espoir.
Bibliographie
De Blois, K. et L. Dorn, A Handbook on Joel, UBS, à paraître.
Ogden, G. S. et Deutsch, R. R., A Promise of Hope – A Call to Obedience, Grand Rapids : WM. B. Eerdmans, 1987.
Romerowski, Sylvain, Les livres de Joël et d’Abdias, Vaux sur Seine : EDIFAC, 1989.
Stuart, Douglas, Word Biblical Commentary, Hosea-Jonah, Vol. 31, Waco : Word Books, 1987.
Yoliah Yilpet, « Joël » in Commentaire biblique contemporain, Croissy Beaubourg, 2008, pp. 1099-1106.
Source: Aroga Bessong, Dieudonné P.; Somé, Joachim & Zogbo, Lynell. Joël – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2010.
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