4.17-32
Dans cette section, Paul demande encore une fois à ses lecteurs de se comporter comme de vrais chrétiens. C’est le début d’un long discours, Éph. 4.17–Éph. 5.20, qui traite du thème de l’aide mutuelle. Il n’y a pas d’indices clairs démontrant la division de ce texte. Ni la Traduction œcuménique de la Bible ni la Bible de Jérusalem ne met de titre. La Bible en français courant, la Parole de Vie, parmi d’autres placent un nouveau sous-titre à Éph. 5.1. La Bible en français courant propose les divisions suivantes :
4.17-24 L’ancienne et la nouvelle vie
4.25-32 Quelques prescriptions pour la nouvelle vie
5.1-5 La pureté de vie
5.6-20 Vivre dans la lumière
4.17-24
L’auteur conseille à ses lecteurs d’abandonner leur ancienne vie (Éph. 4.17) et d’adopter la nouvelle vie en Christ (Éph. 4.20). En fait, l’opposition entre ces deux voies est un thème fréquent chez Paul.
Voici donc ce que je dis et atteste dans le Seigneur : par une conjonction forte rendue ici par voici donc, l’auteur signifie qu’il va tirer des conclusions importantes. L’expression dans le Seigneur ajoute à la solennité et à l’autorité de ce passage. La Bible de Jérusalem combine avec ce qui suit pour dire « Je vous dis donc… »
Je dis et atteste : en grec où le deuxième verbe ajoute du poids au premier. La Bible en français courant dit « je vous demande avec insistance », et la Parole de Vie, « je vous dis ceci et j’insiste… »
dans le Seigneur : pour Seigneur, voir Éph. 1.2. Dans cette lettre le Seigneur se réfère presque toujours au Seigneur r Jésus Christ (Éph. 1.2, Éph. 1.3, Éph. 1.15, Éph. 1.17). Pour dans le Seigneur, voir Éph. 2.21. Dans beaucoup de langues, on dira « au nom du Seigneur ». On pourrait aussi dire « je parle comme le représentant du Seigneur », « pour le Seigneur » ou « avec l’autorité du Seigneur ».
Ne vivez plus comme vivent les païens : le verbe rendu ici par vivez a pour premier sens « marcher ». Comme dans beaucoup de cultures, en grec « marcher » représente le comportement ou la façon de vivre. On peut utiliser le verbe « vivre » ou parler de « se conduire » ou de « se comporter ». Le même verbe paraît en Éph. 2.10 et Éph. 4.1. L’expression de la négation est très forte ici et bien rendue en Traduction œcuménique de la Bible et en Bible en français courant par ne … plus.
Pour païens, voir Éph. 2.11 ; Éph. 3.6, Éph. 3.8. Il s’agit des « non-Juifs », mais ici l’accent n’est pas sur l’ethnicité mais plutôt sur le fait que ces gens « ne connaissent pas Dieu » (Parole de Vie). vivre comme les païens, c’est vivre une vie sans Dieu. Cette expression implique une vie désordonnée et même immorale. Dans certaines versions, on parle des « gens des nations » (Nouvelle Bible Segond), mais dans ce contexte la traduction de la Parole de Vie semble mieux convenir.
que leur intelligence conduit au néant : littéralement le texte dit, « il vit dans la futilité de leur esprit ». Malgré les formes au singulier (« il vit »), le référent semble être les païens au pluriel, comme le démontrent plusieurs versions et la suite : leur intelligence.
intelligence ou « esprit » se réfère au jugement moral des gens. La Parole de Vie choisi un langage plus concret : « Leurs pensées ne mènent à rien ».
conduit au néant est la traduction de la Traduction œcuménique de la Bible du mot « futilité » qui figure ailleurs dans Rom 8.20. Ainsi la Nouvelle Bible Segond parle de « la futilité de leur jugement ». Il faudrait trouver une expression assez forte. La Bible de Jérusalem propose « leur vain jugement » et la La Bible du Semeur, « leurs pensées vides de sens ». On pourrait aussi peut-être dire « ils vivent comme s’il n’y a rien dans leur tête ».
Source: Zogbo, Lynell. La lettre aux Éphésiens – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2011.

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