SIL Translator's Notes on 2 Timothy 2:19

2:19a

Nevertheless: The Greek word that the Berean Standard Bible translates as Nevertheless indicates a strong contrast with 2:16–18. The idea is that heretics might destroy the faith of some believers, but they cannot destroy God’s foundation. Other English versions translate this word as “but” or “however.”

God’s firm foundation stands: In some cultures, people who are constructing a building begin by putting large stones in the ground as a foundation. Then they build the walls of the building on this foundation. This causes the building to be more stable. Here, Paul used the image of a foundation in a figurative sense.

He was referring to the church, that is, the people who believe the teachings of Jesus. In the same way that the foundation stones of a building never move, the body of true believers always continues to trust firmly in Christ.

There are several options for translating this phrase:

• Translate it literally using the figure of a foundation, as many English translations do.

• Translate the phrase using a simile. In this case, you will have to refer to the church/believers as part of the translation. For example,

The true believers in God are strong in their faith like the strong foundation of a building.

• Replace the figure of speech with the direct meaning. An example of this would be:

God’s people always stand/remain firm.
-or-
God’s people always continue to believe the truth.

stands: Most English versions translate the Greek verb as “stands,” “stands firm,” or “remains standing.” The idea is that the foundation cannot break, nor can anyone destroy it.

This verb indicates that the church consists of people who have believed and continue to strongly believe the message of God’s word even when others have chosen to stop believing it.

2:19b

bearing this seal: Paul continued to use the figure of speech of a foundation.

The Greek phrase that the Berean Standard Bible translates as bearing this seal is literally “having this seal.” In the time of Paul, people would make a mark or carve words on the foundation stones of a building to show who owned the building. Sometimes the writing also told the purpose of the building. This mark or writing was called a “seal.”

In cultures where people do not build on large stones or write on them, you may need to supply a footnote. This footnote could describe buildings that people build on stone foundations and it could explain what these stones are for. The note could also say what kinds of things people write on the foundation stones of their buildings.

2:19c

“The Lord knows those who are His”: This saying comes from Numbers 16:5 in the Greek translation of the Old Testament. It means that God knows which people believe firmly in him. He knows who is part of his church and who is not.

Lord: The word Lord refers to God.

2:19d

and, “Everyone who calls on the name of the Lord must turn away from iniquity”: Various parts of this saying resemble parts of verses in the Old Testament, but there is no one verse in the Old Testament that contains this entire saying. Therefore, it is uncertain whether Paul wanted to quote from the Old Testament or whether he made this a summary statement of principles from the Old Testament. Nevertheless, because it is one of the two sayings that Paul lists, use the same form of punctuation as you did in the first saying.

calls on the name of the Lord: The Greek phrase which the Berean Standard Bible translates as calls on the name of the Lord means that the person claims that the Lord is his/her master or leader. Good News Translation says: “Whoever says that they belong to the Lord must turn away from wrongdoing.”

the Lord: As in 2:19c, the Lord here refers to God.

turn away from iniquity: The Greek word that the Berean Standard Bible translates as turn away also means “abandon,” “desert,” or “renounce.” The New Century Version translates this clause clearly when it says: “must stop doing wrong.”

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All Scripture quotations in this publication, unless otherwise indicated, are from The Holy Bible, Berean Standard Bible. BSB is produced in cooperation with Bible Hub, Discovery Bible, OpenBible.com, and the Berean Bible Translation Committee.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 2.19

2.19-21
La majorité de versions françaises ne mettent pas de sous-titre ici, puisque la relation entre ce passage et ce qui précède est très étroite. Mais si un sous-titre est désiré, on pourrait parler des « Fondations solides que Dieu a posées » (Nouvelle Bible Segond).

La particule grecque μέντοι mentoi accentue le contraste entre ce qui précède et ce qui suit. Paul dit que même si les faux enseignements persistent et menacent la foi de certains (2 Tim 2.18), Néanmoins, le solide fondement posé par Dieu demeure. Si possible, il faudrait exprimer ce contraste. Plusieurs versions disent « Cependant » (Bible de Jérusalem, La Bible du Semeur, Bible en français courant), et d’autres, « Pourtant » (Nouvelle Bible Segond, Parole de Vie).

le solide fondement posé par Dieu est littéralement « solide fondement de Dieu », mais plusieurs versions insèrent le verbe posé (Traduction œcuménique de la Bible, Parole de Vie, Nouvelle Bible Segond, Bible en français courant, Bible de Jérusalem). En sens primaire, le mot rendu par fondement renvoie à la fondation d’un bâtiment. En 1 Tim 6.19 Paul l’utilise pour parler du « trésor » que les croyants amassent pour l’avenir en faisant de « belles œuvres ». Les biblistes proposent plusieurs possibilités de sens pour cette fondation :
1. Jésus Christ lui-même (És 28.16, cité en Rom 9.33 ; 1 Cor 3.10-12 ; 1 Pi 2.6),
2. le Christ et ses apôtres, ainsi que
3. les prophètes (Éph 2.20),
4. L’Église ou
5. la vérité, telle que l’auteur l’enseigne (Hébr 6.1).

Ajoutant à la difficulté de cette interprétation, plusieurs versions rendent le singulier en grec par un pluriel, « les solides fondations » (La Bible de Jérusalem: Nouvelle édition revue et corrigée, Nouvelle Bible Segond, Bible en français courant, Parole de Vie). Ces versions ont certainement fait ce choix pour introduire les deux propos qui suivent, qui sont inscrits sur cette fondation. Devant cette métaphore assez compliquée, la meilleure solution serait peut-être de rendre le texte tel qu’il est en grec et de laisser son interprétation aux lecteurs. Dire « Dieu a établi le Christ/l’Église/la vérité sur lequel on a écrit… » n’aura aucun sens. Si un mot pour fondement ou fondation n’existe pas, les traducteurs pourront peut-être parler d’une pierre, en disant par exemple, « Dieu a posé une pierre inébranlable où il est écrit… »

solide : ce mot renvoie premièrement à ce qui ce qui ne bouge pas, ce qui est ferme. Dans le cas de nourriture, il décrit ce qui n’est pas liquide (Hébr 5.12). Ici le mot modifie le mot « fondation » et désigne quelque chose qui dure. Par extension, cette métaphore veut dire que, ce que Dieu pose est fiable et ne change jamais. Malgré les faux enseignements (2 Tim 2.17, 2 Tim 2.18), rien ne peut changer la validité des actes et des paroles de Dieu.

demeure traduit un verbe au parfait qui indique un état durable. On pourra dire « tient bon », « reste solide » ou « résiste » (Parole de Vie), sous-entendu, aux attaques des adversaires.

il a pour sceau cette parole est litt. « ayant ce sceau ». Dans l’antiquité un sceau était une sorte de tampon utilisé pour marquer l’appartenance de quelque chose à quelqu’un. Un tampon ou une bague était enduit d’encre ou de cire et l’objet en question était marqué par ce sceau. Dans certaines lettres de Paul, il utilise ce mot de manière figurée, pour dire, par exemple, que Dieu « nous a marqués de son sceau » en nous donnant l’Esprit Saint (2 Cor 1.22). Le sceau révèle l’identité de la personne qui a posé le sceau. Ce qui est marqué ne peut pas être changé. La marque du seau indique la permanence de l’inscription. Certaines versions maintiennent l’image de sceau. La La Bible du Semeur dit que le fondement « porte, en guise de sceau, les inscriptions suivantes ». La Nouvelle Bible Segond garde l’image en disant que les fondations solides sont « scellées de ces paroles ». D’autres abandonnent l’image du sceau pour dire « Les paroles suivantes sont gravées » (Bible en français courant) ou plus simplement « Voici les paroles qui sont écrites sur elles ».

Le Seigneur connaît les siens : ces paroles sont censées rassurer les gens qui font face à de tels faux enseignants. La citation est tirée de Nomb 16.5, selon la Septante, littéralement « Le Seigneur a connu ceux étant de lui ». Ces mots évoquent en fait la révolte de Coré et ses compagnons contre l’autorité de Moïse. Leur punition fut d’être engloutis par « la terre qui se fendit à leurs pieds » (Nomb 16.31). Cette allusion semble suggérer que ceux qui enseignent de fausses doctrines subiront une peine semblable. Surtout si le NT est publié seul, ces informations pourraient figurer en note. Sur la présentation des citations de l’AT, voir Introduction aux lettres pastorales et le commentaire à 1 Tim 5.18.

Dans cette citation de l’Ancien Testament, le Seigneur renvoie à Yahweh ou en termes chrétiens, Dieu le Père. Les siens sont « ceux qui lui appartiennent » (Nouvelle Bible Segond, La Bible du Semeur) – ceux qui lui sont fidèles. Pour connaître, il s’agit du verbe générique comme en 1 Tim 1.18.

Qu’il s’éloigne de l’iniquité, quiconque invoque le nom du Seigneur : la source de cette citation est discutée. Les mots rappellent en partie Ps 34.15 ; Prov 3.7 et És 52.11. La Traduction œcuménique de la Bible suit l’ordre grec ici avec le sujet quiconque invoque le nom du Seigneur situé après l’injonction, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

qu’il s’éloigne de l’iniquité : il s’agit du même verbe qu’en 1 Tim 4.1. Son sens se rapproche de « s’écarter » du verset précédent. D’autres parlent de « se détourner » (La Bible du Semeur, Bible en français courant) ou « éviter » (Bible de Jérusalem).

iniquité rend le mot grec ἀδικία adikia, le négatif ou l’opposé du mot « justice ». Ainsi la Nouvelle Bible Segond parle de l’« injustice », mais d’autres utilisent un mot générique pour le mal.

quiconque invoque le nom du Seigneur est littéralement « celui nommant le nom du Seigneur ». Il s’agit d’une construction double (le nom et le verbe provenant de la même racine), comme il est parfois le cas en hébreu lorsqu’on veut mettre une idée en relief. Quelqu’un qui « nomme le nom du Seigneur » n’est pas quelqu’un qui tout simplement dit le nom de Dieu ou l’interpelle une ou deux fois. Il s’agit de la personne qui suit le Seigneur. Ainsi la Bible en français courant parle de « celui qui déclare appartenir au Seigneur ». La Parole de Vie est similaire, mais utilise une citation directe « Celui qui dit : J’appartiens au Seigneur… » Invoquer le nom du Seigneur veut dire, en fait, « prier et adorer le Seigneur » d’une manière habituelle.

Comme nous l’avons souvent vu, dans les Pastorales le mot Seigneur : peut renvoyer soit à Dieu le Père, soit à Jésus-Christ. Dans ce contexte où l’Ancien Testament semble cité, le mot désigne Dieu le Père. Ainsi peut-être certaines langues rendront-elles ceci d’une manière explicite en parlant de « Seigneur Dieu ».

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.