SIL Translator’s Notes on 1 Peter 3:20

3:20a

who disobeyed long ago: In some languages it may be necessary to supply the implied information that these spirits disobeyed God :

they disobeyed ⌊God⌋ long ago

long ago: In this context the phrase long ago refers to ancient times (the time of Noah), a few thousand years before Peter wrote. Here is another way to translate this phrase:

in the past (Revised English Bible)

3:20b

when God waited patiently in the days of Noah while the ark was being built: Peter was referring to the story in Genesis 6–8. God told Noah to build an ark to escape the flood he was going to send on the earth. While Noah and his family were building the ark, God waited patiently for other people to repent from their sins. But none of them repented.

God waited patiently: God waited patiently for other people to repent from their sins. But none of them repented.

ark: An ark is large boat. Some versions such as the New Living Translation (2004) have:

boat (New Living Translation (2004))

3:20c

In the ark: The phrase that the Berean Standard Bible translates as In the ark is literally “in which.” The Greek sentence continues into this verse part. It may be helpful in your language to start a new sentence here, as the Berean Standard Bible does.

a few people, only eight souls: In your translation use an expression that indicates that eight is a small number of people compared to the number of people who died in the flood. For example:

not very many people, a total of only eight

were saved through water: There are several ways of understanding the Greek phrase that the Berean Standard Bible translates as saved through water :

(1) Noah and his family reached safety by passing through the water. In other words, they experienced the flood and survived. For example:

were brought safely through the water (Revised Standard Version)

(Berean Standard Bible, New International Version, New Jerusalem Bible, New American Standard Bible, Revised English Bible, NET Bible, Contemporary English Version, Revised Standard Version)

(2) Noah and his family were saved by means of the water. It was the water that lifted and carried the ark. For example:

were saved by the water (Good News Translation)

(King James Version, God’s Word, Good News Translation, New Century Version)

(3) Noah and his family were saved from the water. For example:

saved from drowning in that terrible flood (New Living Translation (2004))

(New Living Translation (2004))

It is recommended that you follow interpretation (1). Noah and his family were saved through water in the sense that God preserved their lives as they lived through the flood.

were saved: This is a passive verb. It was God who saved Noah and his family. If it is more natural in your language to use an active verb here, you could say:

they escaped
-or-

⌊God⌋ saved them

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Commentaire sur la traduction de la première lettre de Pierre 3.20

Pierre ajoute maintenant une précision concernant ces esprits et se réfère à certains événements du temps de Noé.

aux rebelles d’autrefois définit les esprits en prison : littéralement « (à ceux) ayant refusé de croire » ou « ayant désobéi ». Le verbe grec est le même qu’en 1 Pierre 2.8 et 1 Pierre 3.1. Le complément du verbe n’est pas exprimé, mais il s’agit implicitement de Dieu. Ainsi on parle de ceux qui « se sont opposés à Dieu » (Bible en français courant) ou « ceux qui ont désobéi à Dieu » (Parole de Vie). Beaucoup de langues auront un mot pour rebelles. Sinon, on pourra reprendre le terme esprits de 3.18 et dire : « C’étaient les esprits qui n’avaient pas obéi à Dieu » ou « Ces esprits étaient ceux qui se révoltaient contre Dieu ».

d’autrefois : l’adverbe grec correspondant désigne en général un moment indéfini du passé, mais il se réfère ici à l’époque de Noé.

quand se prolongeait la patience de Dieu aux jours où Noé construisait l’arche : cette traduction reflète l’ordre du grec, mais dans la majorité des langues le sujet précédera le verbe : « lorsque la patience de Dieu se prolongeait… ». On pourra aussi dire « pendant que Dieu se patientait… ».

patience : ici le mot est personnifié. Il est clair que ce n’est pas la patience qui « attendait », mais Dieu qui attendait avec patience. C’est ainsi que la Bible en français courant propose « quand il (Dieu) attendait avec patience », et la La Bible du Semeur est similaire : « alors que Dieu faisait preuve de patience ». On pourra aussi changer l’ordre des propositions, par exemple, « Pendant que Noé construisait l’arche, Dieu restait patient… »

Ce verset renvoie au récit du Déluge raconté dans le livre de la Genèse, en particulier au chapitre 6. En 1 Pierre 6.3, Dieu déclare que « désormais ils (les humains) ne vivront pas plus de cent vingt ans », en opposition à la durée de vie exceptionnelle de certains personnages mentionnés au début de la Genèse. Des commentateurs juifs y ont vu un signe de la patience de Dieu : il accorderait aux humains un délai prolongé pour se repentir avant le jugement. Il est possible que ceci reflète un écho de cette croyance, car ce thème fait partie de certains enseignements de l’Église primitive. Voir, par exemple, Rom 2.4 ; 2 Pi 3.9. L’évocation de la patience de Dieu peut suggérer alors l’idée que ces esprits ont l’occasion de se repentir avant d’être frappés par le jugement de Dieu. Mais à l’époque de Noé, Dieu n’a pas attendu indéfiniment : il a attendu jusqu’à ce que Noé ait fini de construire l’arche, laquelle était précisément un moyen d’échapper à la condamnation divine. Tant que durait la construction de l’arche, il était encore temps pour les gens de se repentir et d’obéir à Dieu. Une traduction comme celle de la Bible en français courant, « quand il attendait avec patience à l’époque où Noé construisait l’arche », pourrait donner la fausse impression que l’unique préoccupation de Dieu était de voir Noé achever l’arche. En réalité, la patience de Dieu se manifestait à l’égard des contemporains de Noé. Il sera peut-être nécessaire d’expliciter cette idée, en disant, par exemple, « Dieu attendait patiemment que les gens se repentent durant les jours où Noé construisait son bateau » ou « Dieu était patient et ne jugeait pas les gens pendant les jours où Noé construisait son bateau ».

aux jours où Noé construisait l’arche : aux jours se réfère à une période de temps et non à un certain nombre de jours de vingt-quatre heures.

Pour Noé, les traducteurs pourront se référer à Gen 6–9 et devraient prendre soin de translittérer ce nom partout de la même manière, que ce soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament.

l’arche désigne le grand bateau que Noé a dû construire. Depuis fort longtemps, l’arche a été considérée par les chrétiens comme un symbole de l’Église. Si le livre de la Genèse est déjà traduit, il faut utiliser le même terme employé pour arche. Dans certaines langues, on aura une seule manière de parler de l’arche : « la grande pirogue ».

dans laquelle peu de gens, huit personnes, furent sauvés par l’eau : peu de gens est la première information sur ces gens qui furent sauvés, précisée ensuite par huit personnes. Le grec a littéralement « huit âmes », se référer à des êtres humains.

huit : ce chiffre modeste évoque la gravité du jugement de Dieu. Il avait accordé l’occasion de se repentir aux contemporains de Noé, mais ceux-ci ne l’ont pas saisie. Ils ont refusé d’entrer dans l’arche qui les aurait sauvés. En effet, seuls peu de gens ont pénétré dans l’arche en profitant ainsi de la protection qu’elle leur accordait. Ces huit personnes comprenaient Noé et sa femme, leurs trois fils (La Bible du Semeur, Cham et Japhet) et leurs épouses. Il y a là un rappel adressé aux chrétiens : même s’ils n’étaient qu’une faible minorité à l’époque, ils pouvaient échapper au jugement de Dieu, tout comme Noé et sa famille. Ce rappel confirme ainsi l’amour de Dieu et sa volonté de sauver l’humanité.

Dans l’Église ancienne, certains ont attribué une valeur symbolique au chiffre huit. Ils l’ont mis en rapport avec le huitième jour, c’est-à-dire le dimanche, célébré par les chrétiens comme celui de la résurrection du Christ. Dans ce cas, ce chiffre évoquerait la grandeur et la portée universelle de l’amour de Dieu : Noé et sa famille évoqueraient par avance la totalité de ceux destinés à être sauvés dans la nouvelle arche, l’Église, grâce à la croix du Christ. Toutefois, d’autres commentateurs n’acceptent pas l’idée de la valeur symbolique du chiffre huit ici. Par exemple, Best déclare : « Rien ne prouve suffisamment qu’il faille considérer “huit” comme un nombre symbolique » (p. 146). L’essentiel consiste à discerner dans le présent contexte l’opposition entre le petit nombre de gens sauvés et la foule de ceux qui n’ont pas su profiter de la patience de Dieu.

peu de gens et huit personnes renvoient au même groupe de personnes. On pourra dire « Peu de personnes sont entrées dans l’arche : elles n’étaient que huit ». La Bible en français courant commence une nouvelle phrase ici : « Un petit nombre de personnes, huit en tout, entrèrent dans l’arche… »

furent sauvés : le verbe grec διασῴζω diasôsô n’apparaît que huit fois dans le NT, se référant parfois à la guérison physique (Matt 14.36), parfois à la délivrance d’un danger physique (Act 23.24). Ici il semble se référer à la délivrance du déluge, mais en même temps, il évoque le salut accordé par Dieu, dont le baptême est le symbole.

par l’eau : la préposition grecque διὰ dia est ambiguë. Elle peut avoir le sens de par ou « à travers », variante que la Traduction œcuménique de la Bible et la Bible en français courant indiquent en note. Il y a donc plusieurs interprétations possibles : « Dieu les a sauvés de l’eau » ou « Dieu les a secourus au moyen de l’eau. ». L’allusion au baptême qui suit en 1 Pierre 3.21 doit être prise en compte. Ainsi, certains pensent que, de même que Noé et sa famille ont été sauvés par l’eau qui a soulevé l’arche en la mettant, elle et ses occupants, en sécurité, de même, l’eau du baptême est un signe du salut accordé aux chrétiens. Une version l’exprime ainsi : « l’eau les transporta et les sauva ». Certains spécialistes estiment que l’ambiguïté est voulue ici, mais d’autres préfèrent opter pour l’une des possibilités dans le texte et présenter l’autre en note, comme le font la Traduction œcuménique de la Bible et la Bible en français courant.

Source: Margot, Jean-Claude. La première lettre de Pierre – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.