Commentaire sur la traduction de l'Ecclésiaste 6.9

Face à l’insatisfaction de travailler et de ne pas obtenir ce que l’on veut (Ecc 6.7), Qohéleth conseille aux gens de se contenter de ce qu’ils ont. La Parole de Vie propose « Il vaut mieux se contenter de ce qu’on a que de se laisser entraîner par ses désirs », mais l’hébreu est un peu plus compliqué, litt. : « bon vue des yeux que allant נֶפֶשׁ nèfèš ». Comme beaucoup d’autres comparaisons dans ce livre, celle-ci commence par le mot טוֹב ṭôv, « il est bon de… », Mieux vaux….

« ce que les yeux voient » renvoie à ce qu’on possède déjà, « ce qu’on a dans la main » (La Bible du Semeur). Ceci vaut mieux, dit Qohéleth, que de s’occuper de, ou de courir après, ce que le נֶפֶשׁ nèfèš (la personne, ses désirs) veut.

Cela est aussi vanité et poursuite de vent. Voir Introduction au commentaire de traduction de l’Ecclésiaste et Ecc 1.14.

6.10-12

Qohéleth continue ses réflexions sur l’état de l’être humain, ici exprimé par le mot hébreu אָדָם ʾâdâm, qui apparaît dans chacun de ces trois versets. Ceux-ci terminent par trois questions rhétoriques (11c, 12ab). Les mots interrogatifs מָה mâh, « quoi », et מִי mi, qui, figurent plusieurs fois.

Qohéleth considère encore une fois ce qui arrivera après à une personne, c’est-à-dire, après sa mort.

Source: Zogbo, Lynell. L’Ecclésiaste – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

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