Ce verset a beaucoup d’éléments en commun avec les versets précédents.
Et cela est aussi un mal affligeant : cela semble renvoyer à ce qu’on vient de dire (Ecc 5.14), c’est-à-dire le fait qu’on ne peut rien apporter avec soi lorsqu’on meurt. Mais la Parole de Vie pense que la phrase introduit ce qui suit. Ainsi cette version propose « C’est un grand malheur pour lui : il doit quitter le monde comme il est arrivé ».
Pour mal affligeant, voir Ecc 5.12. Certaines versions parlent d’« un grand malheur ».
qu’il s’en aille ainsi qu’il était venu : cette proposition est introduite par une expression כָּל־עֻמַּת kol-ʿoummat, « tout exactement », litt. « comme il est venu ainsi il ira ». La Traduction œcuménique de la Bible inverse l’ordre mais on pourrait suivre l’ordre original, « tout comme il est venu [dans le monde] ainsi il partira ». Il est clair qu’il s’agit d’une façon figurée de parler de la naissance et la mort. Voir aussi Ecc 5.14.
quel profit pour lui d’avoir travaillé pour du vent : cette question rhétorique ressemble beaucoup à la question thématique en Ecc 1.3, et aussi à celle posée dans cette section (Ecc 5.10). Ici le terme clé יִתְרוֹן yitrôn, « profit », revient, ainsi que le terme עמל ʿml « peiner ». La Parole de Vie divise cette phrase en deux, ce qui pourra servir de modèle : « Qu’est-ce qu’il a gagné ? Il a travaillé pour rien du tout ». Néanmoins garder les liens entre le texte, on devrait probablement opter pour une traduction plus proche de celle en Ecc 1.3.
Source: Zogbo, Lynell. L’Ecclésiaste – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.
