Qohéleth continue sa discussion sur les avantages d’être deux au lieu d’un.
En effet, s’ils tombent, l’un relève l’autre. : ce verset commence par la conjonction כִּי kî, qui peut introduire une raison (« Car », Nouvelle Bible Segond) ou exprimer une emphase, En effet. En fait, plusieurs versions (Bible en français courant, Parole de Vie) omettent la conjonction ici. Voir Introduction au commentaire de traduction de l’Ecclésiaste.
s’ils tombent : il s’agit des deux personnes en question. Qohéleth ne spécifie pas ce qui a causé la chute de ces deux individus. Il s’agit d’une vérité générale. Ainsi certaines langues garderont le conditionnel « si », tandis que d’autres diront, « Quand ils tombent… »
l’un relève l’autre. est litt. « l’un fera lever son compagnon ». Les traducteurs trouveront une manière naturelle d’exprimer cette notion.
Mais malheur à celui qui est seul ! S’il tombe, il n’a pas de second pour le relever : ce dicton est moins long en hébreu, litt. « et malheur à lui l’un qui tombe et il n’y a pas un second pour le faire lever ». La reformulation de la Traduction œcuménique de la Bible rend bien le sens, mais il n’est pas nécessaire de la suivre. Le verset commence par une interjection qui veut dire « hélas pour lui ». Si la formule malheur à… ne convient pas dans la langue cible, les traducteurs pourront reformuler. Par exemple, la Parole de Vie dit « Celui qui est seul, est bien malheureux » et la Bible en français courant « …est bien à plaindre ».
seul : l’hébreu utilise le numéro אֶחָד ʾèḥâd,« un », litt. « lui l’un ».
La Traduction œcuménique de la Bible a reformulé : il n’a pas de second est litt. « et il n’y a pas deuxième pour le relever ». On pourrait être plus explicite en disant, « et s’il n’y a pas une deuxième personne ». On pourrait dire « Malheur à celui qui est seul. Quand il tombe, il n’a pas de compagnon pour le relever ».
Source: Zogbo, Lynell. L’Ecclésiaste – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.
