Une nouvelle fois, Dieu fait intervenir l’une de ses créatures pour jouer un rôle dans l’histoire de Jonas. Comparez Jonas 2.1 et Jonas 4.6. Il s’agit cette fois d’un ver, chargé d’attaquer la plante qui protège Jonas du soleil. Le verset est introduit par la conjonction וְ we qui sera rendue dans plusieurs langues par Mais, qui introduit bien le contraste. Voir Nouvelle Bible Segond, La Bible du Semeur, Bible de Jérusalem, Bible en français courant, Parole de Vie.
Pour Le lendemain, on pourrait dire « le jour après » ou « un jour a passé, puis… » Ce mot figure en fin de phrase en hébreu, mais presque toutes les versions le mettent au début de la phrase dans la traduction.
à l’aurore est litt. « quand monte l’aurore », une autre occurrence du verbe « monter ». Voir Jonas 1.2 ; Jonas 2.7 ; Jonas 4.6. Dans certaines langues, l’aurore ou l’aube est équivalente au lever du soleil (Jonas 4.8), mais dans d’autres, il s’agit du moment où la lumière commence à apparaître, avant même le lever du soleil. Ainsi, soit les deux actions (Jonas 4.7 et Jonas 4.8) se produisent simultanément, soit l’une après l’autre. La majorité des versions optent pour cette dernière interprétation. On pourrait aussi inverser l’ordre des expressions temporelles ici : « À l’aube du jour suivant ».
Dieu dépêcha un ver qui attaqua la plante : il s’agit du même verbe dépêcha, « faire intervenir », « envoyer ». Voir Jonas 2.1 ; Jonas 4.6 ; Jonas 4.8.
ver : ce mot désigne une petite bête telle qu’on en trouve parfois sous l’écorce des arbres ou dans les fruits. Parfois il a un sens collectif, mais ici il désigne un singulier. Voir aussi Deut 28.39 ; És 14.11 ; 66.24. Les traducteurs peuvent utiliser le nom d’un insecte qui ronge les feuilles d’une plante.
qui attaqua la plante : le verbe rendu ici par attaquer implique la mort de la plante. Le verbe נכה nkh figure plus de 500 fois dans l’AT où il veut dire souvent « tuer ». Voir, par exemple, Jos 7.5. Certaines versions veulent s’adapter au contexte en disant que le ver va « piquer » ou « ronger la plante ».
elle creva : plusieurs versions commencent par le nom « la plante », « le ricin », etc. Le verbe rendu ici par creva veut dire « sécher », mais implique la mort de la plante. Certaines versions proposent une proposition subordonnée : « de sorte qu’il se dessécha » (Bible du Rabbinat Français), « en sorte qu’il sécha » (Bible de Machaira). Mais une proposition indépendante et affirmative à cet endroit sera plus forte et servira à clore ce mini-épisode.
Source: Péter-Contesse, René & Zogbo, Lynell. Jonas – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

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