Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.13

Le manteau que j’ai laissé… : la Traduction œcuménique de la Bible suit de près la structure du texte grec, où le complément d’objet direct se trouve en position initiale dans la phrase. Voir 2 Tim 4.12. Mais plusieurs versions préfèrent commencer ce verset par une proposition temporelle, « En venant » (Bible de Jérusalem), « Quand tu viendras » (Nouvelle Bible Segond, Bible en français courant, Parole de Vie).

Le mot manteau, qui n’est attesté nulle part ailleurs dans le NT, renvoie à un vêtement extérieur, probablement en laine, pour protéger contre le froid. Les traducteurs devraient éviter une traduction renvoyant à un manteau moderne. Certains proposent qu’il s’agit plutôt d’un tissu pour envelopper les parchemins, mais cette interprétation est généralement rejetée.

Troas est un port sur la mer Égéenne en Asie Mineure, situé entre Éphèse et Rome, aujourd’hui sur la côte occidentale de la Turquie. Voir Act 16.8,11 ; 20.5 ; 2 Cor 2.12. Il est clair que Timothée est censé passer par Troas avant de prendre le bateau pour l’Italie.

chez Carpos : c’est la seule fois que cette personne figure dans le NT. Rien n’est connu à propos de ce personnage.

apporte-le en venant sera exprimé dans certaines langues au futur, « quand tu viendras, apporte… »

ainsi que les livres, surtout les parchemins : le texte ne dit pas si Paul avait laissé les livres et les parchemins à Troas chez Carpos ou à Éphèse. La deuxième option semble plus probable, étant donné son long séjour dans cette ville.

les livres, en grec βιβλία biblia, étaient très probablement des rouleaux, car les livres ou « codex » semblent avoir été développés après les débuts du christianisme. Les rouleaux se faisaient à partir de papyrus ou de peaux d’animal. Mais un terme général pour livre pourra être utilisé ici.

surtout les parchemins : Paul insiste sur certains documents, les membrana, un mot emprunté du latin qui désigne une peau d’animal. Certains estiment que les parchemins seraient les mêmes que les livres et disent « les livres, c’est-à-dire les parchemins ». Il est cependant préférable de comprendre que Paul insiste, en disant surtout les parchemins, qui étaient, en fait plus coûteux et durables.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.