SIL Translator’s Notes on 1 Peter 2:11

Paragraph 2:11–12

2:11a

Beloved: The Greek word that the Berean Standard Bible translates as Beloved was a common way for a letter writer to address his readers. It expressed his affection for them. It does not imply that Peter actually knew them personally as individuals. Some other ways Beloved can be translated include:

Dear ones
-or-
you whom I love
-or-
my friends (Good News Translation)

I urge you: The Greek verb that the Berean Standard Bible translates as urge means to ask very strongly or to earnestly recommend someone to do something. Other ways to translate this include:

I beg you
-or-
I beseech you
-or-
I appeal to you (Revised English Bible)

as foreigners and exiles: Peter reminds his readers again (see 1:1, 1:17) that this world is not their real home, so they are living here as foreigners and exiles.

Commentators agree that in this context foreigners means much the same things as exiles. The two words are used together as a stylistic device to emphasize what Peter is saying. Some English translations therefore combine them. For example:

as aliens in a foreign land (Revised English Bible)

foreigners: The Greek word that the Berean Standard Bible translates as foreigners is related to the word that it translates as “foreigners” in 1:17c. It refers to someone who is living temporarily in a country of which he is not a citizen.

exiles: The Greek word that the Berean Standard Bible translates as exiles is the same as that in 1:1c. It again refers to someone living in a land that is not his own. See how you translated this word in 1:1c.

Some other ways foreigners and exiles can be translated include:

temporary residents and foreigners (New Living Translation (2004))
-or-
strangers and refugees (Good News Translation)
-or-
aliens and exiles (Revised Standard Version)

General Comment on 2:11a

The fact that the believers were foreigners and exiles is the ground for the appeal. So in some languages it may be helpful to say:

…you are foreigners and strangers on this earth. So I beg you… (Contemporary English Version)
-or-
…you are foreigners and aliens here. So I warn you… (New Living Translation (2004))

2:11b

to abstain from the desires of the flesh: The word abstain means to hold oneself back from doing something.

So the phrase to abstain from the desires of the flesh means “not to do things you want to do that are wrong” or “to avoid doing the things that your sinful human nature wants to do.”

from the desires of the flesh: The Greek phrase that the Berean Standard Bible translates as the desires of the flesh is literally “fleshly desires.” The adjective “fleshly,” that is, “of the flesh,” refers in this context to the human nature that tends towards sin. “Flesh” is here contrasted with the “soul,” which is the immortal and spiritual part of man that desires to do God’s will.

If possible, do not translate “flesh” as “body.” It is true that sinful actions are done with our bodies, but our minds and hearts are involved as well (Mark 7:21).

Other ways to say this phrase include:

to keep away from fleshly desires (NET Bible)
-or-
not to surrender to sinful desires
-or-
avoid doing the bad things you want to do

2:11c

which war against your soul: This is a figure of speech. Peter was saying that all sinful desires are like enemies that are fighting against the believer’s soul.

your soul: The soul is the real person/individual, as in 1:9. It is the person who has been rescued for eternal life. This life is threatened by the desires of the unredeemed human nature.

Other ways of saying this include:

that attack the soul (New Jerusalem Bible)
-or-
that battle your soul
-or-
those desires that fight against you (Contemporary English Version)

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Commentaire sur la traduction de la première lettre de Pierre 2.11

2.11–3.22 Après avoir présenté la communauté chrétienne en tant que nouveau peuple de Dieu, Pierre en vient à des exhortations pratiques concernant le comportement des chrétiens, en particulier dans leurs rapports avec les non-chrétiens. 1 Pierre 2.11 sert d’introduction à ce sujet, avec un rappel de ce qui a déjà été dit au début de la lettre. Ensuite il présente une discussion des aspects spécifiques de la vie sociale ou communautaire : la relation avec les autorités ( 1 Pierre 2.13), l’attitude des serviteurs vis-à-vis de leurs maîtres ( 1 Pierre 2.18), les relations entre époux ( 1 Pierre 3.1) et, finalement, le comportement des chrétiens les uns à l’égard des autres ( 1 Pierre 3.8).

2.11-12
s1 L’existence chrétienne parmi les païens

Les versets 1 Pierre 2.11 servent d’introduction aux exhortations de Pierre concernant la conduite des chrétiens à l’égard des non-chrétiens.

Bien-aimés : le texte commence par un vocatif, une façon de s’adresser aux lecteurs typique dans les lettres du NT. Voir, par exemple, 1 Pierre 4.12 ; Rom 12.19 ; 1 Cor 10.14. Le mot grec correspondant (ἀγαπητοί agapêtoi) est fondé sur le terme « amour » (ἀγαπη agapê). Plusieurs commentateurs y voient l’expression de l’affection de l’auteur pour ses lecteurs. Mais une telle formule sert aussi à introduire un nouveau thème ou à commencer un nouveau paragraphe. La Bible en français courant change l’ordre du grec en mettant ce vocatif au milieu de la phrase, mais dans la majorité des langues il sera mieux placé au début, comme dans la Traduction œcuménique de la Bible. L’équivalent pourra en être « mes chers amis » (Bible en français courant), « Amis très chers » (Parole de Vie), « Chers frères et sœurs » ou « Frères que j’aime ».

je vous exhorte traduit le verbe grec παρακαλέω parakaleô qui est souvent employé pour introduire un enseignement d’ordre moral. Il a parfois le sens « d’avertir » mais aussi a aussi un sens plus atténué : « encourager ». On pourra dire « Je vous le demande » (Bible en français courant, La Bible du Semeur, Parole de Vie), « je vous encourage » (Nouvelle Bible Segond), ou même « je vous en supplie ».

comme des gens de passage et des étrangers : ces deux expressions rappellent 1 Pierre 1.1, 1 Pierre 1.17 où il est question des croyants dispersés ou en exil. Les termes gens de passage et étrangers se réfèrent probablement à un même groupe de personnes, plutôt qu’à deux catégories distinctes. Au sens propre, il s’agit des gens qui résident dans des pays qui ne sont pas les leurs. Dans ce contexte, il ferait alors allusion à des chrétiens éparpillés ou chassés loin de chez eux par la persécution. Mais on peut aussi comprendre ces termes au sens figuré. Ils évoqueraient alors des chrétiens vivant parmi des non-chrétiens : ils sont étrangers ou « exilés » dans un monde païen. Mais il se peut que Pierre pense au fait que les croyants ne sont pas des citoyens de ce monde, car leur vraie citoyenneté se trouve dans le ciel. De nombreuses versions s’en tiennent à l’ambiguïté du texte original, mais d’autres vont dans le sens de la dernière possibilité en disant « sur la terre » (Bible en français courant), « sur cette terre » (Parole de Vie) ou « dans ce monde ». En effet, le contexte général de la lettre (voir 1 Pierre 1.17) favorise cette dernière interprétation.

Dans certaines langues, il sera difficile d’exprimer la comparaison : je vous exhorte, comme des gens de passage et des étrangers. Si c’est le cas, on pourra dire « je vous exhorte, vous qui vivez en étrangers et exilés dans ce monde ». Il sera également possible de changer la présentation du texte comme dans la Parole de Vie : « vous êtes des gens de passage et des étrangers sur cette terre. C’est pourquoi je vous le demande : ne suivez pas… ».

à vous abstenir des convoitises charnelles est l’expression négative de l’exhortation. Le verbe s’abstenir signifie « éviter », « ne pas participer à ». Il ne s’agit pas seulement de désapprouver de telles convoitises. Il faut les exclure de sa vie et ne pas les laisser la dominer.

Les convoitises charnelles : littéralement « les désirs mauvais » étant le même mot qu’en 1 Pierre 1.14. L’expression convoitises charnelles ou « désirs charnels » prête à un malentendu en français, car elle implique des « désirs sexuels », ce qui n’est pas forcément le cas ici. En fait, l’adjectif grec σαρκικός sarkikos, « charnel », peut indiquer la nature humaine de quelqu’un ou l’être humain en général, sans nuance négative. Voir par exemple le mot « chair » en 1 Pierre 1.24 ; 1 Pierre 3.18 ; 1 Pierre 4.1, 1 Pierre 4.6. Mais il peut aussi se rapporter à tout ce qui, dans la nature humaine, résiste à Dieu et refuse de se soumettre à lui. Il faut y voir alors la tendance constante de l’être humain à pécher et à se révolter contre Dieu. Dans le présent contexte, charnelles évoque plutôt ce dernier sens. Il s’agit des désirs humains qui sont contraires à la volonté de Dieu. Il comporte bien dans ce texte une connotation négative, puisque l’apôtre demande aux croyants de s’abstenir de telles convoitises. Bien qu’il soit possible de parler des « passions humaines » (Bible en français courant) ou des « désirs que nous avons dans notre corps », il vaut mieux être plus explicite en disant « les mauvais désirs de notre corps ».

qui font la guerre à l’âme : avec cette précision, il est clair que ces convoitises ne sont pas moralement neutres. qui font la guerre est une image très forte qui, si possible, doit être retenue. Mais au cas où le mot guerre ne conviendrait pas, on pourra dire « qui luttent contre » ou « qui sont toujours opposées à… ».

L’interprétation du mot âme dans ce contexte est difficile. Comme le mot « chair », le mot grec ψυχή psychê peut se rapporter tout simplement à la personne elle-même. On comprendra alors que, si les désirs physiques dominent une personne, c’est au détriment de celle-ci et de sa vie en tant qu’enfant de Dieu. Mais certains proposent que l’âme se réfère à la partie de l’être humain qui se soumet à Dieu, en opposition à sa « nature inférieure ». La première interprétation est préférable, d’autant plus qu’elle s’accorde avec l’emploi du mot âme ailleurs dans la lettre (1 Pierre 1.9). Dans ce contexte, on pourra parler de « votre être (véritable) » ou suivre la Parole de Vie : « les mauvais désirs qui luttent contre vous ».

Source: Margot, Jean-Claude. La première lettre de Pierre – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.