Translation commentary on Exodus 20:18

Now when all the people perceived is literally “And all the people were seeing.” The participle here expresses progressive or continuous action, so Childs has “Now as all the people were perceiving,” and Durham has “And all the people were experiencing.” What they perceived included sounds (thunderings and the sound of the trumpet) as well as sights (lightnings and the mountain smoking). These four terms are discussed at 19.16, 18. New Revised Standard Version now has “When all the people witnessed the thunder” (similarly Tanakh and New American Bible). Today’s English Version separates the sounds from the sights and uses an appropriate verb for each: “When the people heard the thunder and the trumpet blast and saw the lightning and the smoking mountain” (similarly Translator’s Old Testament and Contemporary English Version). Many translators will find this a helpful model.

The people were afraid is following the Septuagint rather than the Hebrew, which says “the people saw.” Other translations also follow the Greek, such as New Revised Standard Version, New American Bible, New Jerusalem Bible, and Revised English Bible, but only New Revised Standard Version and New Jerusalem Bible have included a footnote to this effect. This is because the Hebrew word for “see” is very similar to the word for “fear,” with only a slight difference in the vowels. And trembled means to shake “with fear.” The Hebrew term may be used when a foundation is weakened or lost. This is a different word from the one used in 19.16, 18, which emphasizes the physical shaking. It is possible to place the clause, the people were afraid and trembled, at the beginning of the verse and say “The people were afraid and trembled when they heard the thunder and the trumpet blowing, and saw the lightning flashing and smoke pouring out of the mountain.”

And they stood afar off may mean that they “kept their distance” (New Jerusalem Bible), or it may mean “they took up a position much farther away” (New American Bible). The word for afar off must always be translated from the context, for it is the same word used in 2.4, where its relative meaning is discussed. Today’s English Version “a long way off” (also Contemporary English Version) may suggest too great a distance. At least they were close enough to speak to Moses in the next verse. Another way to express this is “they would not stand near to the mountain.”

Quoted with permission from Osborn, Noel D. and Hatton, Howard A. A Handbook on Exodus. (UBS Helps for Translators). New York: UBS, 1999. For this and other handbooks for translators see here .

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.20

Paul offre encore des informations concernant d’autres compagnons de travail, Éraste et Trophime.

Éraste est probablement la personne nommée en Act 19.22 comme le compagnon de voyage de Timothée et en Rom 16.23 comme le « trésorier de la ville ». En Actes, Paul envoie Éraste et Timothée en Macédoine pendant que lui reste en Asie Mineure.

est demeuré a Corinthe : le verbe demeurer en grec a plusieurs sens dans les Évangiles : le sens de « rester attaché » (« demeurez en moi ») et ici, le sens de rester dans un endroit. Corinthe est une ville grecque dans la province romaine d’Achaïe qui est connue pour le commerce. Il est clair que Timothée est censé passer par Troas avant de prendre le bateau pour l’Italie.

Pour l’historique de la fondation de l’Église de Corinthe, voir Act 18.1-18. Paul écrit deux lettres à cette communauté, dans lesquelles les problèmes multiples de cette Église deviennent évidents.

et j’ai laissé Trophime malade à Milet : dans le texte grec, le nom Trophime se trouve en position initiale en grec, litt. « mais Trophime j’ai laissé à Milet, étant malade ». Ainsi une bonne traduction serait « Quant à Trophime… » Trophime est certainement le compagnon de Paul et de Timothée mentionné en Act 20.4,5. C’est à cause de cet homme, un non Juif, que la foule s’est fâchée contre Paul (Act 21.29). Selon ces textes, Trophime est de la ville d’Éphèse.

malade : plusieurs versions rendent explicite « parce qu’il était malade » (Bible en français courant, Parole de Vie).

Milet est une ville portuaire de la mer Égéenne, au sud d’Éphèse, mentionnée en Act 20.15,17.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.21

A plusieurs reprises Paul s’adresse à Timothée personnellement. Ici il lui demande de venir le rejoindre assez vite. Cet impératif Efforce-toi de venir avant l’hiver répète le message du 2 Tim 4.9. Pour Efforce-toi, voir 2 Tim 2.15.

avant l’hiver : il semble important que Timothée vienne avant l’hiver, c’est-à-dire, avant la saison froide, non seulement parce que Paul avait besoin de son manteau (2 Tim 4.8), mais parce que les voyages, surtout par la mer, étaient trop dangereux entre les mois de novembre et mars.

Tu as le salut d’Eubule, de Pudens, de Lin, de Claudia et de tous les frères. : en grec le texte dit littéralement « Eubule te salue, et Pudens et Lin et Claudia et tous les frères ». Le verbe au singulier donne l’impression que Paul pense « après coup » aux autres. Les traducteurs pourraient utiliser un pluriel : « Eubule, Pudens… te saluent » (La Bible du Semeur, Nouvelle Bible Segond, Parole de Vie), « …t’adressent leurs salutations » (Bible en français courant). On pourrait aussi dire « Eubule te salue, ainsi que Pudens… ». Ces personnes ne figurent qu’ici dans tout le NT. Claudia est la seule femme citée dans le groupe.

Pour salut, voir 2 Tim 4.19.

et tous les frères : comme ailleurs (1 Tim 4.6), le mot frères signifie « nos amis chrétiens », sans exclure les femmes.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.22

Paul finit sa lettre par une bénédiction, en disant Le Seigneur soit avec ton esprit. De nombreux manuscrits précisent « le Seigneur Jésus Christ », mais la tendance générale des copistes était d’ajouter les noms considérés comme sacrés, plutôt que de les omettre. Les traducteurs pourraient formuler une prière ou une bénédiction typique dans la langue cible, par exemple, « Je prie que le Seigneur… »

soit avec ton esprit : le mot grec πνεῦμα pneuma a plusieurs sens en grec : « esprit », « vent », « souffle ». Ici il s’agit de l’aspect non matériel de d’un être humain, la personne en général, ainsi « avec toi » (Bible en français courant, Parole de Vie). Voir aussi 1 Tim 3.16. ton esprit s’adresse à Timothée seul, mais dans la prochaine phrase, Paul élargit cette bénédiction.

La grâce soit avec vous tous est litt. « la grâce avec vous ». Ce pluriel renforce l’idée que, bien qu’écrite à Timothée, cette lettre est destinée en fait à toute la communauté. Pour cette bénédiction typique, voir 1 Tim 6.21b. Pour grâce, voir 1 Tim 1.2. La Traduction œcuménique de la Bible ajoute le mot tous qui ne figure pas dans le texte grec et peut être omis (voir Nouvelle Bible Segond, La Bible du Semeur, Bible de Jérusalem). La Parole de Vie offre une traduction dynamique : « Qu’il vous bénisse tous ! »
Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.1

4.1-5

La lettre de Paul à Timothée tire à sa fin et montre une certaine urgence. Conscient de sa mort imminente ( 2 Tim 4.6), l’apôtre Paul ne cesse de pousser Timothée vers un engagement plus fort à proclamer et défendre la Bonne Nouvelle. Encore une fois Paul alterne entre des affirmations moins personnelles et des interpellations plus personnelles. Dans 2 Tim 4.1 Paul encourage Timothée à exercer fidèlement son ministère. 2 Tim 4.3 décrit les gens qui détournent les croyants, tandis qu’en 2 Tim 4.5 Paul revient à des conseils plus personnels pour Timothée.
La Traduction œcuménique de la Bible offre le sous-titre « Proclame la Parole », mais on pourra être plus spécifique en disant « Paul appelle/encourage Timothée à demeurer ferme » ou même « à continuer le ministère ».

Le langage ici qui ressemble à celui du 1 Tim 5.21, est très solennel, rappelant même le langage prophétique de l’AT où les témoins sont appelés à la barre et des vœux sont faits. Ainsi Paul commence par une interpellation très forte, Je t’adjure en présence de Dieu et du Christ Jésus. Ses propos ici diffèrent un peu de ceux en 1 Tim 5.21, car ici Paul décrit trois aspects de l’œuvre de Jésus Christ.

Pour adjurer, voir 2 Tim 2.14. La Bible en français courant propose « Je te le demande solennellement », et la Parole de Vie : « Voici ce que je te demande avec force devant Dieu et devant le Christ Jésus ». Si possible les traducteurs devraient utiliser un langage formel dans leur langue, qui pourrait être utilisé dans de telles circonstances.

Pour Christ Jésus, voir 1 Tim 1.1. en présence de Dieu et Christ Jésus… évoque le contexte d’un procès, un contexte formel où les témoins sont appelés devant un tribunal. Ce style rappelle un peu celui des écrits prophétiques dans l’AT.

Le reste du verset parle de trois événements : le jugement à venir, la manifestation et le règne de Jésus-Christ. Certains, prenant peut-être la manifestation comme la venue sur terre ou l’incarnation proposent d’inverser l’ordre de ces mots : « manifestation… jugement… règne ». Mais manifestation peut aussi être compris comme « l’Apparition », c’est-à-dire, la deuxième venue de Jésus Christ. Il est possible, en fait, que Paul pense à trois aspects d’un même événement. La croyance que Jésus reviendrait pour juger le monde fait partie de la « bonne doctrine » de Paul et des premiers chrétiens. Voir, par exemple, Act 10.42 ; 1 Pi 4.5.

qui viendra juger les vivants et les morts : dans ce contexte juger signifie déterminer l’innocence ou la culpabilité de quelqu’un, et par la suite déclarer une sentence, soit une récompenser ou une punition. Jésus viendra pour juger les vivants et les morts. On pourra rendre explicite « des personnes vivantes et mortes » ou utiliser des expressions verbales : « ceux qui sont déjà morts et ceux qui vivent encore ».

au nom de sa manifestation et de son Règne est litt. « par sa manifestation et par son règne ». Pour manifestation, voir 1 Tim 6.14 ; 2 Tim 1.10. Plusieurs versions parlent de « l’Apparition », avec ou sans lettre majuscule (Bible de Jérusalem, La Bible du Semeur), un terme utilisé dans l’Église pour se référer à la deuxième venue de Jésus. La La Bible du Semeur parle de « sa venue ». Mais d’autres utilisent une expression verbale, par exemple, « jusqu’au jour où notre Seigneur Jésus (ap)paraîtra » (Bible en français courant, Parole de Vie).

Bien que le mot βασιλεία basileia, règne soit très fréquent dans les Évangiles (Matt 3.2) et les autres écrits de Paul, c’est la seule fois qu’il est attesté dans les Pastorales. Le terme est lié au mot « roi » et donc parle du règne de Jésus à la fin des temps ou à son Royaume où il règne comme roi. Lorsque Jésus lui-même en parle (Matt 4.17), cela évoque l’arrivée du Messie et l’annonce de la Bonne nouvelle. Mais lorsque Paul en parle, le mot semble renvoyer à un temps futur où Jésus régnera au-dessus de tout l’univers.

Certains proposent d’inverser ces propos, par exemple, « Comme Christ Jésus viendra pour régner comme roi et pour juger (tous) les morts et les vivants, je t’adjure, avec Dieu et Christ comme témoins, de… »

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.17

Paul n’en veut pas à ceux qui l’ont abandonné, car il voit que Dieu l’a toujours soutenu. Le verset commence par la conjonction δέ de, omise dans la Traduction œcuménique de la Bible, mais bien rendue par « Mais » dans plusieurs versions (Bible en français courant, Parole de Vie). Ici la conjonction semble exprimer un vrai contraste entre ceux qui assistent Paul et ceux qui ne le font pas.

Le Seigneur, lui, m’a assisté est litt. « le Seigneur pour moi a été auprès », où c’est le « moi » et non le lui qui est accentué. L’expression grecque pourrait avoir un sens juridique, évoquant l’image du Seigneur Jésus qui accompagne Paul devant le juge, comme l’indique la Parole de Vie : « Mais le Seigneur, lui, était auprès de moi ». La plupart des versions optent pour le sens plus général.

il m’a revêtu de force est littéralement « et il m’a fortifié » (Bible en français courant), où le verbe ressemble au mot « dynamite » en français. On pourrait dire « il m’a donné sa force » (Parole de Vie) ; « m’a rendu puissant » (Nouvelle Bible Segond) ; « m’a rempli de force » (Bible de Jérusalem). Voir 1 Tim 1.12 ; 2 Tim 2.1.

afin que par moi le message fût pleinement proclamé : la conjonction ἵνα hina indique soit le but de l’action (« pour que »), soit le résultat (« de sorte que », Bible en français courant). La Parole de Vie rend d’une manière assez dynamique l’idée : « Alors j’ai pu annoncer jusqu’au bout la Bonne Nouvelle ».

Le mot rendu par message, en grec κήρυγμα kêrugma, correspond à une proclamation ou une annonce par un héraut. Voir 1 Tim 2.2 ; 2 Tim 1.11. Il s’agit sûrement de l’Évangile, du message au sujet de Jésus Christ.

par moi… fût pleinement proclamé : pour moi ou « à travers moi » est en position emphatique. faire proclamer pleinement rend un seul verbe en grec. Voir 2 Tim 4.5.

et qu’il fût entendu de tous les païens : Paul précise qu’il vise « tous ceux qui ne sont pas juifs ». Pour païens, voir 1 Tim 2.7. Les biblistes pensent que tous est probablement une exagération. Les Juifs étaient nombreux à Rome, mais constituaient une minorité. Certains pensent qu’il s’agit de non-Juifs qui assistaient au procès de Paul.

Et j’ai été délivré de la gueule du lion : la remarque est introduite par la conjonction καί kai et semble renvoyer à un moment où Paul doit se défendre ou faire la défense de l’Évangile, apparemment tout seul. La formulation est au passif, mais la Bible en français courant restructure la phrase pour dire qu’« il m’a délivré… » Comparer 2 Tim 4.16. Pour délivré, voir 2 Tim 3.11.

de la gueule du lion : l’image, inspirée peut-être par Ps 22.14,21, sera facile à comprendre dans presque toutes les cultures. Sinon on pourrait parler d’un « danger mortel ». A de nombreuses reprises, Paul était dans des situations très dangereuses où sa vie était clairement en danger.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.2

Ce verset comprend cinq impératifs (sur une série de neuf) qui indiquent à Timothée comment il devrait se comporter à l’égard de la communauté chrétienne et surtout à l’égard des opposants.

proclame la Parole : le même verbe décrit Jean le Baptiste en train de proclamer ou annoncer publiquement l’arrivée du Messie (Marc 1.7). Voir aussi 1 Tim 3.16. Ici la Bible en français courant dit « prêche », un terme souvent utilisé dans les églises de nos jours, mais qui ne figure pas dans le texte grec ici.

la Parole désigne le message venant de la part de Dieu, comme en 1 Tim 4.5. Il ne s’agit pas des Écritures saintes en tant que telles. La Bible en français courant parle explicitement de « la parole de Dieu », mais beaucoup de versions disent Parole tout court. Il s’agit certainement de l’Évangile, le message au sujet de Jésus Christ. La lettre majuscule à Parole retenue dans certaines versions ne correspond à rien dans le texte grec et n’aide pas la compréhension lors d’une lecture à haute voix.

insiste à temps et à contretemps : le verbe ἐφίστημι ephistêmi a plusieurs sens surtout dans les livres de Luc-Actes : « se tenir à côté », « se tenir prêt de » (Luc 2.9 ; 4.39), « aborder » (Act 4.1). Dans ce contexte, le sens est d’« intervenir » (Nouvelle Bible Segond) ou d’insister (Traduction œcuménique de la Bible, La Bible du Semeur, Bible de Jérusalem, Parole de Vie). On pourrait aussi dire « persistez ». La Bible en français courant associe ce verbe à ce qui précède : « prêche la parole de Dieu avec insistance », mais il semble mieux de rendre ce verbe comme un impératif à part, comme dans la Traduction œcuménique de la Bible.

à temps et à contretemps rend une expression idiomatique en grec, littéralement « bon-temps, sans-temps », basé sur le mot καιρός kairos. L’association de ces mots créent un certain rythme ou rime en grec : εὐκαίρως ἀκαίρως eukairôs akairôs. Le sens est « si le moment est opportun ou pas », « que l’occasion soit favorable ou non » (Bible en français courant, La Bible du Semeur). La Parole de Vie voit plus le côté négatif, « insiste toujours, même si ce n’est pas le moment », mais il vaudrait mieux exprimer l’idée et l’effet sonore si possible. La Traduction œcuménique de la Bible, avec à temps et à contretemps fournit donc un bon exemple. Dans certaines langues, il vaudrait mieux inverser les propositions, « que le moment soit convenable ou non, insiste toujours ».

reprends veut dire « réprimander », comme lorsque les disciples réprimandent les enfants qui s’approchent de Jésus. Là Jésus s’oppose à cette façon d’agir, mais ici Paul demande à Timothée de reprendre ceux qui s’opposent à la Parole de Dieu. Voir 1 Tim 5.20 ; Tite 1.9.

menace a un sens proche de reprendre, mais semble plus fort. C’est le mot employé dans les Évangiles pour décrire Jésus en train de menacer la tempête ou de parler sévèrement aux esprits mauvais (Matt 17.18). Voir aussi Marc 1.25 ; 3.12 ; 8.30,32,33 et Jude 9.

Pour exhorte, voir 1 Tim 1.3 ; 1 Tim 4.13. Ici la Parole de Vie dit « encourage ». Les deux premiers verbes, reprends et menace, sont plutôt négatifs. Ici Paul montre que, lorsqu’on critique ou réprimande les gens, il faudrait aussi les encourager.

toujours avec patience et souci d’enseigner est littéralement « en toute patience et enseignement ». Ces mots sont sujets à plusieurs interprétations. D’abord il n’est pas clair si les mots « en toute patience » se rapportent aux cinq impératifs de ce verset, à certains d’entre eux (reprends, menace, exhorte) ou seulement au dernier verbe, exhorte. Certaines versions en anglais associent le mot patience à tous les impératifs : « fais tout avec patience, prenant soin d’enseigner ». La Parole de Vie associe l’expression au dernier verbe, disant « encourage avec beaucoup de patience, en cherchant toujours à enseigner ». Mais plusieurs versions lient patience à l’enseignement : « en enseignant avec une patience parfaite » (Bible en français courant), « en te montrant toujours patient dans ton enseignement » (Nouvelle Bible Segond).

Dans certaines langues, il faudrait rendre explicite qui reçoit la proclamation, qui est repris, menacé, etc. On pourrait dire, par exemple, « proclame la parole de Dieu aux gens…. réprimande-les », etc.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.

Commentaire sur la traduction de 2 Timothée 4.18

Paul vient de parler d’être délivré de la gueule du lion (2 Tim 4.17) et il continue dans la même veine, exprimant sa confiance totale en Dieu. Il reprend le verbe ῥύομαι rhuomai, délivrer, qu’il met en relief au début de la phrase, litt. « délivrera moi le Seigneur de toute œuvre mauvaise ». Pour délivrera, voir 2 Tim 3.11 ; 2 Tim 4.17.

de toute entreprise perverse est littéralement ἔργον πονηρός ergon ponêros, « de toute œuvre mauvaise » (Nouvelle Bible Segond), mais certains disent simplement « de tout mal » (Bible en français courant, Parole de Vie). Sur la notion du « mal », voir 1 Tim 6.4 et 2 Tim 3.13. Le contexte indique la délivrance des attaques des adversaires. Bien que l’interprétation « toute œuvre du Malin » soit grammaticalement possible, aucune version ne semble adopter ce sens.

et me sauvera pour son Royaume céleste : le verbe sauver suit et souligne le verbe délivrer. Mais ici Paul est délivré de quelque chose et sauvé en vue de ou pour quelque chose : le Royaume du ciel. Pour sauver, voir l’Introduction et 2 Tim 1.9.

Le Royaume céleste renvoie le plus souvent au « Royaume de Dieu » plutôt que de celui du Christ, mais dans ce verset, les deux personnes sont difficiles à distinguer, tant leur action est coordonnée. Ici, le Royaume est envisagé, non dans son sens premier, abstrait, de « règne » (2 Tim 4.1), mais plutôt sous un aspect plus concret, d’une communauté qui vit sous le règne ou la direction de Dieu. L’auteur exprime donc sa confiance que le Seigneur, l’ayant délivré de ses adversaires terrestres, lui réservera une place dans son Royaume céleste. On pourrait alors traduire : « pour appartenir à son Royaume céleste ». La Bible de Jérusalem dit que le Seigneur « me sauvera en me gardant pour son Royaume céleste ». Sur l’emploi des majuscules, voir 2 Tim 1.12.

Le mot céleste rend un adjectif qui est mis en relief en grec. L’emphase semble être sur un temps futur lorsque les croyants seront au ciel avec leur Sauveur.

A lui soit la gloire dans les siècles des siècles ! : en grec ces mots décrivent le Seigneur, litt. « auquel [est] la gloire pour les âges des âges ». Voir 1 Tim 1.17, qui est très semblable. Il peut être nécessaire d’ajouter un verbe, par exemple « A lui soit/donné rendu la gloire ».

Pour Amen, voir 1 Tim 1.17.

Source: Zogbo, Lynell & Ellingworth, Paul La deuxième lettre à Timothée – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.