Qohéleth continue sa discussion sur la vanité du travail sur cette terre (Ecc 2.21), en posant une question rhétorique semblable à celle posée au début de la lettre. Voir Ecc 1.3. La conjonction כִּי kî introduit la question et est considérée comme une emphase dans plusieurs versions en français : Oui (Traduction œcuménique de la Bible, Parole de Vie) ou « en effet » (Nouvelle Bible Segond).
que reste-t-il pour cet homme de tout son travail et de tout l’effort personnel qu’il aura fait, lui, sous le soleil ? : la question utilise le même vocabulaire et les mêmes formules que dans ce qui précède, litt. « quoi étant pour אָדָם ʾâdâm dans toute sa peine et dans l’effort de son cœur dont il a peiné sous le soleil ? » On remarque le mot אָדָם ʾâdâm, la construction double avec la racine עמל ʿml et l’expression sous le soleil. Il y a une variante ici avec l’ajout des mots tout l’effort personnel, avec le mot hébreu רַעְיוֹן raʿyôn, le même mot qui figure dans l’expression clé poursuite du vent (Ecc 1.17 ; Ecc 4.16). Certaines le rendent dans ce contexte par « préoccupation ». Il exprime ici l’acte de s’efforcer d’atteindre un but.
Pour que reste-t-il : le mot יִתְרוֹן yitrôn n’apparaît pas ici, mais le sens est le même. On pourrait dire « quel intérêt… à se donner de la peine… » ou « qu’est-ce que l’on peut retirer de… » Dans certaines langues, une affirmation au lieu d’un interrogatif sera peut-être plus efficace, par exemple, « En effet, on dirait que les êtres humains ne tirent pas grande chose de toutes les activités et de tous leurs efforts dans ce monde » (cf. Parole de Vie).
Pour les autres expressions, voir Introduction au commentaire de traduction de l’Ecclésiaste et Ecc 1.3.
Source: Zogbo, Lynell. L’Ecclésiaste – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2021.
