Commentaire sur la traduction de Joël 2.4

Ce qui suit est la description de l’ennemi, l’armée de sauterelles ou de personnes, ennemies du peuple de Dieu. En évoquant des chevaux, Joël évoque le danger et la terreur.

La traduction de la Traduction œcuménique de la Bible masque le parallélisme du texte, où chaque vers commence par le mot de comparaison, comme :

Comme l’aspect des chevaux son aspect
Comme des coursiers, ainsi ils-courent

Il est semblable à des chevaux : en hébreu il s’agit d’un pronom possessif « son aspect est comme l’aspect des chevaux ». La Bible de Jérusalem réduit la répétition en disant « son aspect est celui des chevaux ». Il s’agit du feu (Joël 2.3), mais éventuellement de l’ennemi aussi.

Comme des coursiers, ainsi courent-ils : le mot coursiers a plusieurs interprétations. Certains y voient un autre mot pour chevaux ou une spécification, « chevaux de guerre » (Revised Standard Version). D’autres y voient une référence aux cavaliers, c’est-à-dire les personnes montées sur ces chevaux (Bible en français courant, Parole de Vie, Nouvelle Version Segond). Les traducteurs devraient choisir entre les interprétations à suivre, mais surtout chercher à communiquer l’impact émotionnel de ces vers : un danger qui menace.

Source: Aroga Bessong, Dieudonné P.; Somé, Joachim & Zogbo, Lynell. Joël – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2010.