La strophe se termine par une dernière affirmation qui décrit la puissance de Dieu. Le texte ne parle plus des ennemis humains, mais de la victoire de Dieu sur la nature. Voir Habaquq 3.9 et Ps 77.20.
Tu as frayé le chemin de tes chevaux dans la mer : Tu se réfère toujours à Dieu.
frayé le chemin … dans la mer rappelle la traversée de la mer Rouge au moment de l’exode. Le texte dit : « Tu as fait fouler sur la mer tes chevaux ».
frayé rend un verbe que veut dire « fouler », « parcourir ». L’idée semble être que Dieu a « ouvert un chemin » dans la mer pour ses chevaux (Nouvelle Bible Segond). Osty-Trinquet dit « Avec tes chevaux tu as foulé la mer », tandis qu’une autre version propose « Sur tes chevaux tu as franchi la mer ».
Pour chevaux, voir Habaquq 3.8. Certains biblistes pensent que les chevaux représentent des nuages, que le Seigneur chevauche lors de son arrivée. Mais ici le prophète évoque plusieurs images à la fois, et il est difficile de privilégier une image par rapport à une autre.
Pour la mer : voir Habaquq 3.8. Comme ailleurs, la mer semble symboliser les puissances opposées à Dieu.
dans le bouillonnement des eaux puissantes : bien que certaines versions mettent ce vers en apposition au précédent (Traduction œcuménique de la Bible, Bible en français courant, Segond Révisée, Nouvelle Bible Segond), le bouillonnement des eaux peut avoir été provoqué par les chevaux traversant la mer. On pourrait donc utiliser une expression marquant la simultanéité, par exemple, « Tu as foulé la mer avec tes chevaux, faisant ainsi bouillonner les eaux puissantes ».
bouillonnement décrit l’état agité de la mer.
eaux puissantes : les eaux sont qualifiées de « nombreuses » en hébreu, mais le traducteur devra trouver un mot dans sa langue qui convient à ce contexte. Plusieurs versions parlent de « grosses vagues » ou de « vagues puissantes ».
Source: Ellington, John; Margot, Jean-Claude & Zogbo, Lynell. Habaquq – Manuel de traduction – Commentaire linguistique et exégétique de la Bible. Alliance biblique universelle, 2013.
